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LE 19 MAI, LES GREVISTES DE PROVINCE ONT REJOINT LES PARISIENS POUR MANIFESTER DANS LES LOCAUX CREMONINI GARE DE LYON ET DEVANT LE SIEGE SNCF A MONTPARNASSE

Monsieur le Président,
Suite à votre rencontre avec le médiateur, ce dernier nous a informés du processus et des dates prévues pour établir le dialogue :
- Réunion bilatérale avec chaque Organisation Syndicale, en sa présence, le mardi 2 juin 2009,
- Réunion plénière, le mercredi 3 juin 2009.
L’intersyndicale ne peut se satisfaire ni du calendrier, ni de la méthode.
En effet, notre activité s’effectuant 365 jours par an, nous trouvons indécent qu’après 21 jours de grève, Cremonini fixe une première date de négociation si éloignée.
Encore une fois, cela démontre le sens de la responsabilité de Cremonini.
Votre clientèle appréciera…
De notre coté, nous avons déjà exprimé notre disponibilité permanente et notre refus de rencontre bilatérale.
D’autre part, nous prenons acte que la restauration ferroviaire est un « élément essentiel du service que la SNCF entend offrir aux voyageurs ».
Nous vous rappelons que le choix de la société Cremonini par le Conseil d’Administration s’est fait contre l’avis des administrateurs salariés, du représentant des voyageurs ainsi que des personnels concernés.
Comment pouvez-vous vous féliciter d’avoir choisi le « le prestataire mieux disant » alors qu’il était le seul à rester en lice, et que depuis octobre 2008, date de l’attribution du marché, les personnels de l’activité en sont à 26 jours de grève, connaissant les antécédents de cette société.
Depuis le 1er mars, Cremonini fait preuve d’une totale incompétence, tant au niveau professionnel que social, ignorant le savoir faire des 1350 salariés repris, mettant ainsi, en péril la collectivité du travail et sa compétence.
Pour instaurer un soupçon de confiance, Cremonini doit satisfaire les revendications des salariés qui se bornent à garantir leur situation sociale préexistante, à savoir :
- Maintien du pouvoir d’achat,
- Respect des organisations de travail antérieures,
- Suppression des plans sociaux,
- Maintien du statut en vigueur aux nouveaux embauchés,
- Respect de la structure représentative du personnel.
La SNCF doit assumer, en tant que donneur d’ordres, ses responsabilités !
Paris, le 30 mai 2009
Vendredi 29 mai,
- La Direction SNCF reçoit M. GOUTERAUX, médiateur voulu par la SNCF et officialisé par le T.G.I. de Paris le vendredi 22 mai.
Samedi 30 mai,
- Communiqué de Presse de la SNCF suite à la rencontre SNCF – GOUTERAUX (voir au dos).
- M.GOUTERAUX informe les O.S. qu’il organisera des rencontres bilatérales mardi 2 juin après-midi et une négociation le mercredi 3 juin.
L’Intersyndicale juge choquant et irresponsable le fait que
notre Direction donne la priorité à son week-end alors que son entreprise est en grève depuis 21 jours !
L’Intersyndicale trouve choquant que la SNCF et le médiateur n’imposent pas le minimum du dialogue social à CREMONINI, à savoir d’être prêt à négocier, 24h / 24h.
Propos de M. ARASTINGI (D.R.H. CREMONINI) ce jour
« … nous sommes en week-end, amusez-vous bien avec vot’ p’tite grève ».
Rappel des revendications de l’Intersyndicale :
¨ Pas de perte de pouvoir d’achat en 2009, pour ce faire nous demandons une augmentation de 5% des salaires des Commerciaux.
¨ Retour aux règles de planification en vigueur au 1 mars. 11 repos minimum par 28 jours.
¨ Suppression des plans sociaux.
¨ Respect des structures de représentation du personnel ( Trois C.E. …).
¨ Application du statut en vigueur aux nouveaux embauchés.
30 mai 09

19 mai devant le siège sncf
GREVE DE LA RESTAURATION FERROVIAIRE DEPUIS LE 11 MAI
Les salariés de la restauration ferroviaire ont cessé le travail depuis le 11 mai, avec un taux de grévistes de 80% en moyenne depuis près de 3 semaines.
Au mois d’octobre 2008, la SNCF a pris la décision économiquement aberrante de diviser en deux le marché de la restauration ferroviaire, le service à terre (logistique, avitaillement), restant, mais pour une année seulement, à Wagons-lits, entreprise historique, et le service à bord (commercial) étant attribué à CREMONINI, selon la logique du moins disant. Il est à noter que seulement ces deux sociétés avaient répondu à cet appel d’offre. Un mouvement de grève des salariés n’avait pas réussi à infléchir cette décision.
Depuis le 1er mars 2009, c’est donc Crémonini qui a repris 1300 salariés Wagons-lits, avec pour conséquence une situation qui s’est avérée très rapidement intenable :
-Dégradation des conditions de travail à bord : les hôtesses et stewards travaillent plus pour faire moins de chiffre et donc pour gagner moins et gèrent au quotidien le mécontentement de la clientèle, conséquences d’une nouvelle gamme non appropriée et d’une organisation logistique déplorable,
-Remise en cause des organisations de travail, de la représentation du personnel (jusqu’à la contestation des mandats syndicaux devant les tribunaux), non respect des accords et des usages,
-Volonté affichée de faire table rase des équilibres sociaux construits au fil des années, plan social à venir,
-Dégradation du service pour les usagers : baisse de la qualité de l’offre qui sape le travail de reconquête de la clientèle mené depuis près de 10 ans.
Ce qui entraîne une situation économique catastrophique : le CA a chuté de près de 30% dès le 1er mois et presque 50% des produits périssables sont jetés,
Face à cette situation, l’intersyndicale nationale revendique :
-Le respect des accords d’entreprise et des statuts des salariés,
-Le maintien des emplois,
-Le maintien des niveaux de rémunération,
-Le respect des organisations de travail en place.
A ce jour, seulement 3 réunions entre la direction et les partenaires sociaux ont eu lieu, démontrant l’absence de volonté de la direction d’entrer dans un processus de négociation. Au contraire, au 13ème jour de grève, 23 salariés étaient assignés en justice pour « voies de faits », et finalement relaxés.
Par ailleurs, la nomination par la SNCF d’un médiateur depuis l’attribution du marché en octobre s’avère à ce jour infructueuse. Au soir du 19ème jour, aucune avancée significative ne nous permet d’envisager une issue au conflit. Nous continuons à attendre une intervention de la SNCF, donneur d’ordre, qui ne parait pas pressée d’aider à rétablir, pour ses usagers, le service auquel ils ont droit. La SNCF préférera visiblement offrir une rallonge de la subvention, dérisoire au départ, à un sous-traitant privé qui ne l’utilisera pas à bon escient, plutôt que de financer dès l’origine un service de qualité, ce qui aurait évité aux salariés cette grève et la perte de salaire conséquente.
Il semble que notre employeur parie sur l’essoufflement du mouvement, nous rassemblons nos forces et tout soutien sera le bienvenu.
Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires
La direction de l’UNM – réparation navale sur le port de Marseille – a engagé une procédure de licenciement à l’encontre de sept salariés pour fait de grève. Ces travailleurs ont saisi le tribunal des prud’hommes qui se réunira le 12 mars.
Aujourd’hui la direction cherche à faire pression sur la justice et le droit français, en menaçant de quitter le port de Marseille si les licenciements ne sont pas effectifs.
C’est inadmissible et les pouvoirs publics, le Préfet et les collectivités territoriales qui ont investi dans cette entreprise pour qu’elle redémarre et qu’elle se développe, ne peuvent rester les bras croisés devant cet odieux chantage.
Le groupe Boluda a installé une société à Marseille du fait de la qualification des personnels de la réparation navale (salariés de l’ex-CMR), du fait de l’environnement favorable avec l’outillage du Port de Marseille, avec des services publics de qualité. Il doit respecter le droit français, y compris le droit d’expression et d’action collective des salariés.
Dans une période de crise aussi profonde, au moment où les chiffres du chômage montrent une progression vertigineuse dans notre pays, dans notre Région, personne ne comprendrait la position de cette entreprise, qui a bénéficié de subventions publiques, de partir alors que les besoins en réparation navale demeurent importants.
Je saisis le Président de la Région, Michel Vauzelle, pour qu’ensemble nous interpellions les différents responsables, acteurs politiques et économiques de Marseille et des Bouches du Rhône, ainsi que le Premier ministre afin de retrouver de la sérénité dans un dossier qui n’aurait jamais dû prendre cette tournure et ainsi créer les conditions d’abandon des poursuites à l’encontre de tous les salariés concernés dans cette société.
Marseille, le 26 février 2009
extrait de http://www.rue89.com/2009/05/25/greve-de-la-restauration-ferroviaire-lettre-au-president-de-la-sncf
« Monsieur le président de la SNCF,
Les 1 350 hôtesses, stewards et agents qui sont au service et à la disposition de vos voyageurs 365 jours sur 365, sont en grève depuis le 11 mai.
M. le Président, vous reconnaissez :
- Le rôle essentiel que nous jouons dans votre offre clients. Vos clients plébiscitent à plus de 90% la qualité de notre présence à bord.
- Que nos rémunérations ne sont pas très élevées au vu des contraintes (travail 7j/7, horaires décalés, découchés…) [comme vous l'avez expliqué sur] Canal +, au “Grand journal”.
M. le Président, en octobre, nous vous avons alerté sur le caractère grossièrement non durable de l’offre Cremonini retenue par vos services auxquels ce caractère ne pouvait échapper.
M. le Président, l’échec (endogène au contrat initial) annoncé est déjà là, accéléré par l’effondrement du chiffre d’affaires constaté dès les premiers jours, la non maîtrise des coûts et l’ignorance, proche de la perfection, de l’activité par Cremonini
M. le Président, ce contrat a déjà provoqué 16 jours de grève durant lesquels plus de 70% des bars ont été fermés !
M. le Président, vous médiatisez l’entreprise SNCF “entreprise citoyenne”, mais votre éthique d’entreprise est mise à mal par ce contrat !
M. le Président, où est votre soutien à l’emploi en ces temps de crise, affirmé sur Europe 1 le 8 mars 2009, avec le financement par la SNCF du licenciement annoncé de 50 administratifs et inaptes au travail à bord ?
M. le Président, vous ne pouvez pas médiatiser le code déontologique de la SNCF sans l’imposer aussi à votre prestataire.
Vos 1 350 hôtesses et stewards agissent et sollicitent votre intervention parce qu’ils veulent tenir toute leur place dans votre offre voyageurs, être respectés.
Leur exigence se limite au maintien de leurs rémunérations, de leurs conditions de travail et de leur statut social.
Les 1 350 hôtesses, stewards, agents transférés et les organisations syndicales CFDT-CGT-FO-SUD-Rail. »
Les institutions bancaires, Thomas Jefferson 1802
Objet : note du personnel du site de Rognac
Le 7 mai 2009, les salariés ont eu connaissance du plan de restructuration de la société Paragon Transaction.
Le personnel tient par cette lettre à vous faire part de ses sentiments sur la suppression des 41 postes entraînant notamment l’arrêt du l’unité de Rognac.
Pour commencer nous avons été très heureux d’avoir reçu fin avril 2009, votre courrier exprimant votre plaisir de nous accueillir parmi la société Paragon Transaction. (Notre joie n’aura pas durée 10 jours).
Lors du rachat de Lithotech en 2007, la société Paragon s’engageait à tout mettre en oeuvre pour continuer et améliorer notre activité.
Des promesses ont été faites aux salariés sur l’apport de nouveaux matériels, de nouveaux produits à fabriquer et de votre confiance sur l’avenir.
Chacun d’entre nous était heureux de cette nouvelle chance et l’envie était grande de s’impliquer sur ce nouveau projet.
Néanmoins il faut reconnaître que notre joie à été de courte durée car nous avons très vite compris que nous allions de nouveaux affronter la dure réalité des angoisses précédant les réunions de Comité d’Entreprise.
En effet après le rachat de notre société, nous avons constaté que beaucoup d’anciennes commandes Lithotech étaient envoyées sur les sites Paragon (ex : Verticalisation sur Romorantin).
Nous avons souvent entendu parler de commandes envoyées en Sous-Traitance Externes (commandes parfaitement réalisable sur le site de Rognac ).
Nous avons très souvent entendu parler de commandes envoyées en Roumanie avec notamment l’envoi des PDF directement sur leurs sites (commandes parfaitement réalisables sur le site de Rognac).
Nos commerciaux étaient-ils vraiment concernés par la recherche de produits fabriqués sur Rognac. Beaucoup d’entres eux osaient affirmer le contraire.
Nous vous demandons pourquoi autant d’anciens commerciaux Lithotech ont démissionnés ces derniers mois ? (ce sont pourtant eux qui alimentaient principalement notre site de production.)
Pourquoi les salariés PPM, travaillant sur le site de Rognac ont-ils démissionnés les uns derrière les autres en moins d’un an ?
Toutes ces interrogations nous amènent à penser que ce plan social était prévu de longue date et que depuis plusieurs mois une stratégie est mise en place pour enlever de la charge sur l’usine de Rognac en faveur du groupe Paragon mais aussi, ce qui est encore moins compréhensible, au profit de sous-traitant externes français ou même roumain.
En 2007, en rachetant Lithotech, nous avons craint, en espérant fort le contraire, que seul le portefeuille clients vous intéressait.
Pendant un temps vous nous avez persuadés du contraire par des promesses qui sont, nous le savons maintenant, restées vaines.
Les chiffres que vous annoncez sur le manque de charge et la réalité vécue quotidiennement opposent nos convictions et il sera vraisemblablement difficile de nous entendre.
Maintenant nous connaissons le sort de 41 familles, dans quelques semaines nos chemins se séparent et nous iront grandir le chiffre des demandeurs d’emplois.
Nous savons l’immense difficulté que nous allons rencontrer pour rebondir en ces périodes de crises.
Nous avons eu connaissance des accompagnements proposés dans le livre III et malheureusement nous n’avons rien trouvé sur la compensation financière allouée pour le personnel qui recevra sa lettre de licenciement.
Nous vous demandons de rajouter dans les accords définitifs du plan social un montant pour préjudice moral équivalent à six mois de salaire venant se rajouter aux indemnités légales. Cette demande est la plus importante à nos yeux car très peu d’entre nous envisagent une mobilité géographique.
Dans l’attente de votre réponse et dans l’espoir d’un plan social digne de ce nom, nous vous prions d’agréer messieurs nos salutations distinguées.
Le personnel


Résumé des chapitres précédents. Suite à une passation de marché, le 12 novembre 2007 39 salariés du service nettoyage (en CDI avec une ancienneté moyenne de 16 ans) se sont retrouvés, au sens propre du terme, à la porte du jour au lendemain.
ADOMA, par amour du social, a décidé de les remplacer par des rmistes contraints de travailler à leur place pour ne pas perdre leur allocation….Les Bouches du Rhône sont en effet un des 16 départements (et même le premier !) qui se sont portés volontaires pour expérimenter le RSA : résultat garanti…
Depuis, les salariés se battent pour retrouver un emploi qu’ils n’auraient jamais du perdre en vertu de la fameuse annexe7 de la convention collective du nettoyage qui oblige une entreprise à reprendre les salariés du marché qu’elle obtient.
Comme les lecteurs de Rouge Midi le savent bien lors de la dernière audience du conseil de prud’hommes, le droit des salariés à conserver leur emploi a été réaffirmé par le tribunal. Les régies (à défaut d’ADOMA) ont été condamnées à reprendre les salariés et à leur payer les salaires dus depuis novembre 2007. Cette décision a même été assortie d’une exécution provisoire pour renforcer le caractère non suspensif de l’appel et de dommages et intérêts pour résistance abusive…ce qui est bien le moins quand on voit ce refus délibéré (et réitéré) d’appliquer quelque décision que ce soit depuis bientôt 2 ans.
Dès ce jugement connu, les salariés, se sont rendus à leur poste de travail dans leur foyer ADOMA respectif…accompagnés d’un huissier au cas où. Bien leur en a pris car une nouvelle fois ils se sont trouvés devant un employeur qui refusait d’appliquer le jugement.
A 7h du matin les portes étaient closes, l’huissier a constaté une nouvelle fois que les serrures ayant été changées les salariés ne pouvaient pas ouvrir leur local. A plusieurs endroits du secteur centre c’est un cadre de Régie Service 13 qui leur a confirmé la volonté de leur employeur de ne pas appliquer la décision de justice. Sur le secteur Nord, là où depuis septembre 2008 la régie s’est retirée, c’est un employé d’ADOMA (normalement en rien concernée par le conflit, si on en croit ses écrits), qui a confirmé à l’huissier que les salariés ne devaient pas travailler.
Ne pouvant reprendre leur travail, ni bien sûr encaisser les retards de salaires ordonnés par le tribunal, il ne restait légalement alors aux salariés qu’à tenter de faire exécuter la décision par huissier.
Dans la vie normale, si tout un chacun d’entre nous a une dette quelconque cela ne traîne pas : blocage de compte, avis à tiers détenteur, saisie du mobilier…les moyens sont alors multiples… Mais là dans notre affaire c’est une autre paire de manches. Quand l’huissier tente de faire exécuter il découvre que les comptes des régies seraient vides sans que celles-ci ne puissent expliquer comment elles paient leurs factures habituelles : fournisseurs, salaires des autres salariés… ni où est passé l’argent des subventions…Il ne peut donc rien saisir ou si peu.
Dans ce cas là, il faut à nouveau saisir la justice qui va ordonner selon le cas, au vu des finances de l’entreprise, soit un redressement judiciaire si elle estime que les sommes dues peuvent être versées en quelques mois, soit ordonner la liquidation. Comprenons nous bien, les juges n’ont pas à critiquer le jugement rendu mais simplement étudier les conditions de son application.
C’est ce qui devait être fait le 7 avril dernier à 14h au TGI de Marseille. Et là qu’ont décidé les juges ? De ne laisser plaider les deux parties que sur la nécessité ou non de renvoyer l’affaire ( ? !??)….et, après un délibéré sur le siège [2] d’une demie heure de la renvoyer effectivement au 23 juin !!!
Imaginez un peu la colère des salariés qui apprennent cela vers 18h après 4h d’attente et 17 mois de cauchemar ! Ces salariés qui de plus ont vu dans l’après midi le manège de l’avocat des régies [3] qui entre deux affaires (et avant l’audience) est allé parler dans le creux de l’oreille à l’une des membres du bureau de jugement et est revenu tout sourire vers ses clients en disant « ça y est c’est réglé ! », ces mêmes salariés qui ont vu les sourires de ces directeurs qui refusent d’appliquer les décisions et par là même les affament…
La décision est accueillie par des cris et le refus des salariés de quitter les lieux et de laisser les directeurs partir. « C’est de la magouille ! Comment on va faire pour payer nos factures ? Et notre loyer c’est vous qui allez le payer ? » A ces cris, à ces pleurs, nos deux directeurs répondent par des sourires et des phrases de provocation du style « Tant pis vous serez à la rue ! ». Des policiers appelés en renfort s’interposent entre les directeurs et les salariés, les juges et l’avocat des régies s’éclipsent piteusement et les deux affameurs sortent sous la protection de la police. Pour des cadres du social cela la fout plutôt mal…Prévenu, le procureur descend voir ce qui se passe ce qui nous donne l’occasion de lui dire que l’on attend toujours sa réponse à notre courrier du printemps dernier où nous pointions déjà dans cette affaire les graves dysfonctionnements de la justice. Enfin le tribunal est évacué et c’est sur le trottoir que les salariés se rassemblent pour reprendre leurs esprits…
Ce qui est grave dans cette attitude inédite du TGI c’est que les juges ont délibérément décidé de passer par-dessus un jugement rendu sur lequel ils n’avaient pas à se prononcer et de fait ont quasiment annulé l’exécution provisoire !! Ramenée à d’autres affaires cela voudrait dire qu’il ne peut plus y avoir d’exécution provisoire et que toutes les manœuvres dilatoires pour échapper à une condamnation sont permises !
Ce qui est grave aussi c’est que des gens qui se disent acteurs sociaux se comportent de la sorte vis-à-vis de salariés qui sont parmi les plus mal payés et les plus exploités du corps social français. En ce qui concerne Régie Nord, son attitude est d’autant plus scandaleuse que, prenant en compte le fait que la Régie s’était retirée au 1er septembre, les salariés lui avaient proposée un protocole d’accord qui la mettait à l’abri de toute demande allant au-delà de la période où elle était présente sur le marché. Au lieu d’accepter ce protocole, elle a préféré mettre en péril son existence – et donc l’emploi des autres salariés – tablant sur le report de la décision du tribunal. A croire qu’une fois de plus les adversaires des salariés étaient bien informés…A croire aussi que le fait que 40 pères et mères de famille ne soient une nouvelle fois pas payés n’empêchent pas de dormir nos soi disant acteurs d’insertion…Peut être après tout attendent ils que les salariés, tombés au RMI, en soient réduits à reprendre leur ancien travail via le RSA…c’est-à-dire avec 700 euros de moins par mois…
Ce qui est grave enfin (et surtout ?), c’est l’attitude irresponsable et antisociale des pouvoirs publics, vraie droite et fausse gauche réunies.
Loin de céder à l’abattement pour les salariés ce qui est à l’ordre du jour c’est l’organisation de la colère et l’action face à cette justice en laquelle ils ne croient plus du tout, cette ADOMA première coupable qui joue de ses relations pour se dégager de ses responsabilités, ces régies qui se réfugiant derrière l’argument de l’insertion se comportent comme des patrons de combat ne reculant devant aucune magouille pour casser une disposition importante du droit du travail, ces pouvoirs publics, Etat et Conseil Général réunis, premiers financeurs et décideurs des employeurs, qui laissent faire dans un silence complice.
Dès ce jeudi 23 avril ils tiennent, en compagnie de leur fédération et de leur union locale, une conférence de presse pour dire comment ils vont agir à tous les niveaux pour répondre à ce nouveau coup de force.
Comme le dit le communiqué commun des organisations de la CGT :ADOMA on ne lâchera pas!