Lettre ouverte à Guillaume PEPY PDG SNCF
Monsieur le Président,
Suite à votre rencontre avec le médiateur, ce dernier nous a informés du processus et des dates prévues pour établir le dialogue :
- Réunion bilatérale avec chaque Organisation Syndicale, en sa présence, le mardi 2 juin 2009,
- Réunion plénière, le mercredi 3 juin 2009.
L’intersyndicale ne peut se satisfaire ni du calendrier, ni de la méthode.
En effet, notre activité s’effectuant 365 jours par an, nous trouvons indécent qu’après 21 jours de grève, Cremonini fixe une première date de négociation si éloignée.
Encore une fois, cela démontre le sens de la responsabilité de Cremonini.
Votre clientèle appréciera…
De notre coté, nous avons déjà exprimé notre disponibilité permanente et notre refus de rencontre bilatérale.
D’autre part, nous prenons acte que la restauration ferroviaire est un « élément essentiel du service que la SNCF entend offrir aux voyageurs ».
Nous vous rappelons que le choix de la société Cremonini par le Conseil d’Administration s’est fait contre l’avis des administrateurs salariés, du représentant des voyageurs ainsi que des personnels concernés.
Comment pouvez-vous vous féliciter d’avoir choisi le « le prestataire mieux disant » alors qu’il était le seul à rester en lice, et que depuis octobre 2008, date de l’attribution du marché, les personnels de l’activité en sont à 26 jours de grève, connaissant les antécédents de cette société.
Depuis le 1er mars, Cremonini fait preuve d’une totale incompétence, tant au niveau professionnel que social, ignorant le savoir faire des 1350 salariés repris, mettant ainsi, en péril la collectivité du travail et sa compétence.
Pour instaurer un soupçon de confiance, Cremonini doit satisfaire les revendications des salariés qui se bornent à garantir leur situation sociale préexistante, à savoir :
- Maintien du pouvoir d’achat,
- Respect des organisations de travail antérieures,
- Suppression des plans sociaux,
- Maintien du statut en vigueur aux nouveaux embauchés,
- Respect de la structure représentative du personnel.
La SNCF doit assumer, en tant que donneur d’ordres, ses responsabilités !
Paris, le 30 mai 2009