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Après 3 jours de négociations et 25 jours de grève, la direction CREMONINI et l’intersyndicale CGT CFDT FO SUD-RAIL sont parvenues à un accord de fin de conflit, qui devrait être signé ce soir.
Rappel des revendications de l’intersyndicale nationale CGT CFDT FO SUD-RAIL
-Respect des accords d’entreprise et des statuts des salariés : stricte application, y compris aux nouveaux embauchés, de l’accord « nouvelle restauration ferroviaire », des profils de poste, donc suppression dans les nouveaux contrats des clauses liées à l’objectif commercial et à la mobilité.
-Respect des organisations de travail en place au 1er mars, date de la reprise de l’activité par CREMONINI.
-Maintien des niveaux de rémunération sur la base de l’année 2008.
-Maintien des 3 comités d’établissement et respect des instances de représentation du personnel.
Il a été convenu que :
-L’accord NFR 2000 sera appliqué à TOUS les salariés, sans clause particulière pour les nouveaux embauchés.
-Les nouvelles dispositions décidées unilatéralement par la direction seront suspendues jusqu’au 26 septembre 2009. Les plannings estivaux prendront en compte les règles antérieures au 1er mars 2009 et les spécificités de chaque site. Durant l’été, des groupes de travail finaliseront le projet définitif de planification.
-Pour compenser la perte de salaire, les taux d’intéressement sont augmentés avec effet rétroactif au 1er mars (de 3% à 3.5% et de 6% à 7%) jusqu’au 31 décembre 2009, dispositif reconductible selon les résultats.
-Des négociations vont s’engager dans les jours à venir, portant sur un nouvel accord relatif aux instances de représentation du personnel et la mise en place du 3è comité d’établissement (province).
-De plus la direction s’engage à améliorer l’organisation logistique qui était en grande partie responsable de la chute du chiffre d’affaire, à se rapprocher de la SNCF pour un meilleur entretien des bars et pour un éventuel reclassement des salariés concernés par le plan de sauvegarde de l’entreprise (lire plan social).
En conclusion, la mobilisation massive des grévistes durant 25 jours a fait reculer une direction réputée pour ne jamais céder aux revendications des salariés. Les premiers résultats obtenus sont encourageants. Le rapport de force est désormais installé pour continuer la lutte.
Coordination Marseille

LE 19 MAI, LES GREVISTES DE PROVINCE ONT REJOINT LES PARISIENS POUR MANIFESTER DANS LES LOCAUX CREMONINI GARE DE LYON ET DEVANT LE SIEGE SNCF A MONTPARNASSE

Monsieur le Président,
Suite à votre rencontre avec le médiateur, ce dernier nous a informés du processus et des dates prévues pour établir le dialogue :
- Réunion bilatérale avec chaque Organisation Syndicale, en sa présence, le mardi 2 juin 2009,
- Réunion plénière, le mercredi 3 juin 2009.
L’intersyndicale ne peut se satisfaire ni du calendrier, ni de la méthode.
En effet, notre activité s’effectuant 365 jours par an, nous trouvons indécent qu’après 21 jours de grève, Cremonini fixe une première date de négociation si éloignée.
Encore une fois, cela démontre le sens de la responsabilité de Cremonini.
Votre clientèle appréciera…
De notre coté, nous avons déjà exprimé notre disponibilité permanente et notre refus de rencontre bilatérale.
D’autre part, nous prenons acte que la restauration ferroviaire est un « élément essentiel du service que la SNCF entend offrir aux voyageurs ».
Nous vous rappelons que le choix de la société Cremonini par le Conseil d’Administration s’est fait contre l’avis des administrateurs salariés, du représentant des voyageurs ainsi que des personnels concernés.
Comment pouvez-vous vous féliciter d’avoir choisi le « le prestataire mieux disant » alors qu’il était le seul à rester en lice, et que depuis octobre 2008, date de l’attribution du marché, les personnels de l’activité en sont à 26 jours de grève, connaissant les antécédents de cette société.
Depuis le 1er mars, Cremonini fait preuve d’une totale incompétence, tant au niveau professionnel que social, ignorant le savoir faire des 1350 salariés repris, mettant ainsi, en péril la collectivité du travail et sa compétence.
Pour instaurer un soupçon de confiance, Cremonini doit satisfaire les revendications des salariés qui se bornent à garantir leur situation sociale préexistante, à savoir :
- Maintien du pouvoir d’achat,
- Respect des organisations de travail antérieures,
- Suppression des plans sociaux,
- Maintien du statut en vigueur aux nouveaux embauchés,
- Respect de la structure représentative du personnel.
La SNCF doit assumer, en tant que donneur d’ordres, ses responsabilités !
Paris, le 30 mai 2009
Vendredi 29 mai,
- La Direction SNCF reçoit M. GOUTERAUX, médiateur voulu par la SNCF et officialisé par le T.G.I. de Paris le vendredi 22 mai.
Samedi 30 mai,
- Communiqué de Presse de la SNCF suite à la rencontre SNCF – GOUTERAUX (voir au dos).
- M.GOUTERAUX informe les O.S. qu’il organisera des rencontres bilatérales mardi 2 juin après-midi et une négociation le mercredi 3 juin.
L’Intersyndicale juge choquant et irresponsable le fait que
notre Direction donne la priorité à son week-end alors que son entreprise est en grève depuis 21 jours !
L’Intersyndicale trouve choquant que la SNCF et le médiateur n’imposent pas le minimum du dialogue social à CREMONINI, à savoir d’être prêt à négocier, 24h / 24h.
Propos de M. ARASTINGI (D.R.H. CREMONINI) ce jour
« … nous sommes en week-end, amusez-vous bien avec vot’ p’tite grève ».
Rappel des revendications de l’Intersyndicale :
¨ Pas de perte de pouvoir d’achat en 2009, pour ce faire nous demandons une augmentation de 5% des salaires des Commerciaux.
¨ Retour aux règles de planification en vigueur au 1 mars. 11 repos minimum par 28 jours.
¨ Suppression des plans sociaux.
¨ Respect des structures de représentation du personnel ( Trois C.E. …).
¨ Application du statut en vigueur aux nouveaux embauchés.
30 mai 09

19 mai devant le siège sncf
GREVE DE LA RESTAURATION FERROVIAIRE DEPUIS LE 11 MAI
Les salariés de la restauration ferroviaire ont cessé le travail depuis le 11 mai, avec un taux de grévistes de 80% en moyenne depuis près de 3 semaines.
Au mois d’octobre 2008, la SNCF a pris la décision économiquement aberrante de diviser en deux le marché de la restauration ferroviaire, le service à terre (logistique, avitaillement), restant, mais pour une année seulement, à Wagons-lits, entreprise historique, et le service à bord (commercial) étant attribué à CREMONINI, selon la logique du moins disant. Il est à noter que seulement ces deux sociétés avaient répondu à cet appel d’offre. Un mouvement de grève des salariés n’avait pas réussi à infléchir cette décision.
Depuis le 1er mars 2009, c’est donc Crémonini qui a repris 1300 salariés Wagons-lits, avec pour conséquence une situation qui s’est avérée très rapidement intenable :
-Dégradation des conditions de travail à bord : les hôtesses et stewards travaillent plus pour faire moins de chiffre et donc pour gagner moins et gèrent au quotidien le mécontentement de la clientèle, conséquences d’une nouvelle gamme non appropriée et d’une organisation logistique déplorable,
-Remise en cause des organisations de travail, de la représentation du personnel (jusqu’à la contestation des mandats syndicaux devant les tribunaux), non respect des accords et des usages,
-Volonté affichée de faire table rase des équilibres sociaux construits au fil des années, plan social à venir,
-Dégradation du service pour les usagers : baisse de la qualité de l’offre qui sape le travail de reconquête de la clientèle mené depuis près de 10 ans.
Ce qui entraîne une situation économique catastrophique : le CA a chuté de près de 30% dès le 1er mois et presque 50% des produits périssables sont jetés,
Face à cette situation, l’intersyndicale nationale revendique :
-Le respect des accords d’entreprise et des statuts des salariés,
-Le maintien des emplois,
-Le maintien des niveaux de rémunération,
-Le respect des organisations de travail en place.
A ce jour, seulement 3 réunions entre la direction et les partenaires sociaux ont eu lieu, démontrant l’absence de volonté de la direction d’entrer dans un processus de négociation. Au contraire, au 13ème jour de grève, 23 salariés étaient assignés en justice pour « voies de faits », et finalement relaxés.
Par ailleurs, la nomination par la SNCF d’un médiateur depuis l’attribution du marché en octobre s’avère à ce jour infructueuse. Au soir du 19ème jour, aucune avancée significative ne nous permet d’envisager une issue au conflit. Nous continuons à attendre une intervention de la SNCF, donneur d’ordre, qui ne parait pas pressée d’aider à rétablir, pour ses usagers, le service auquel ils ont droit. La SNCF préférera visiblement offrir une rallonge de la subvention, dérisoire au départ, à un sous-traitant privé qui ne l’utilisera pas à bon escient, plutôt que de financer dès l’origine un service de qualité, ce qui aurait évité aux salariés cette grève et la perte de salaire conséquente.
Il semble que notre employeur parie sur l’essoufflement du mouvement, nous rassemblons nos forces et tout soutien sera le bienvenu.
extrait de http://www.rue89.com/2009/05/25/greve-de-la-restauration-ferroviaire-lettre-au-president-de-la-sncf
« Monsieur le président de la SNCF,
Les 1 350 hôtesses, stewards et agents qui sont au service et à la disposition de vos voyageurs 365 jours sur 365, sont en grève depuis le 11 mai.
M. le Président, vous reconnaissez :
- Le rôle essentiel que nous jouons dans votre offre clients. Vos clients plébiscitent à plus de 90% la qualité de notre présence à bord.
- Que nos rémunérations ne sont pas très élevées au vu des contraintes (travail 7j/7, horaires décalés, découchés…) [comme vous l'avez expliqué sur] Canal +, au “Grand journal”.
M. le Président, en octobre, nous vous avons alerté sur le caractère grossièrement non durable de l’offre Cremonini retenue par vos services auxquels ce caractère ne pouvait échapper.
M. le Président, l’échec (endogène au contrat initial) annoncé est déjà là, accéléré par l’effondrement du chiffre d’affaires constaté dès les premiers jours, la non maîtrise des coûts et l’ignorance, proche de la perfection, de l’activité par Cremonini
M. le Président, ce contrat a déjà provoqué 16 jours de grève durant lesquels plus de 70% des bars ont été fermés !
M. le Président, vous médiatisez l’entreprise SNCF “entreprise citoyenne”, mais votre éthique d’entreprise est mise à mal par ce contrat !
M. le Président, où est votre soutien à l’emploi en ces temps de crise, affirmé sur Europe 1 le 8 mars 2009, avec le financement par la SNCF du licenciement annoncé de 50 administratifs et inaptes au travail à bord ?
M. le Président, vous ne pouvez pas médiatiser le code déontologique de la SNCF sans l’imposer aussi à votre prestataire.
Vos 1 350 hôtesses et stewards agissent et sollicitent votre intervention parce qu’ils veulent tenir toute leur place dans votre offre voyageurs, être respectés.
Leur exigence se limite au maintien de leurs rémunérations, de leurs conditions de travail et de leur statut social.
Les 1 350 hôtesses, stewards, agents transférés et les organisations syndicales CFDT-CGT-FO-SUD-Rail. »