Cliquer sur
pour affirmer son soutien à (Fralib) par l'envoi d'un chèque
Coordonnées de la lutte :
- Titulaire du compte :Syndicat CGT STE FRALIB
- adresse (l1) : ZI Plaine Jouques
- adresse (l2) :
- cp / ville : 13420 / GEMENOS
- (adresser vos chèques à l'ordre du titulaire non a l'intitulé de la lutte. Merci)
Attention, vous n'êtes pas connecté(e).
Pour faire un don vous devez tout d'abord être INSCRIT(E) et CONNECTE(E) sur le Portail puis revenir sur cette page.
Articles disponibles pour cete lutte ...
l’issue de l’Arrêt rendu par la Cour d’Appel d’AIX EN PROVENCE, aux termes duquel le PSE a été annulé ainsi que tous les licenciements intervenus, la Direction de la Société FRALIB et le Groupe UNILEVER avaient annoncé qu’ils allaient examiner les conditions de redémarrage de la production sur le site.
Dans un courrier daté du 17 novembre ils indiqueront aux salariés licenciés qu’un « courrier leur sera adressé dans lequel il leur sera indiqué qu’ils avaient le choix entre soit une réintégration dans l’entreprise, soit le versement d’une indemnité prévue par le Code du Travail ».
Dans leur grande majorité, les salariés se positionneront clairement et par écrit en faveur d’une réintégration.
Malgré cela, la Société FRALIB usera de procédés inacceptables et scandaleux consistant à vouloir à tout prix recevoir les salariés dans le cadre « d’entretiens individuels » pour, selon elle, mieux cerner les choix de chacun, alors même que comme indiqué plus haut les salariés s’étaient clairement positionnés en demandant leur réintégration.
La Direction de FRALIB ira même jusqu’à menacer certains salariés de procéder à des retenues sur leur salaire s’ils ne se présentaient pas à ces « entretiens individuels ».
Dans la réalité, il s’est avéré que la Société FRALIB privilégiait ces « entretiens individuels » pour « encourager » le départ d’un maximum de salariés à travers des transactions irrégulières.
C’est ce que n’avait pas manqué de lui indiquer la Direction du Travail à travers un courrier du 1er décembre 2011.
Fralib ira même pour certains salariés jusqu’à les menacer de mettre fin aux formations dans lesquelles ils s’étaient engagés s’ils maintenaient leur volonté de réintégration.
L’objectif de la Société FRALIB et du Groupe UNILEVER, à travers ces pratiques irrégulières et illégales, est bien évidemment de tenter d’affaiblir la mobilisation des salariés, et de fait de tenter de créer les conditions pour ne pas redémarrer l’activité.
Ces pratiques visent à détourner le sens et la portée de l’Arrêt rendu par la Cour d’Appel d’AIX EN PROVENCE, et constituent un véritable détournement de la loi.
En effet, nous ne sommes pas dupes !
FRALIB et le Groupe UNILEVER voudraient demain présenter un PSE pour un effectif qu’ils voudraient le plus réduit possible pour s’exposer le moins possible à la critique qui leur a été faite à travers la décision de Justice et portant sur l’insuffisance du PSE.
FRALIB et le Groupe UNILEVER ont également prétendu et mis en avant un argument absolument fallacieux dès le 18 novembre 2011, soit le lendemain de la décision de la Cour d’Appel d’Aix en Provence selon lequel les conditions n’étaient pas réunies sur le plan de la sécurité pour une reprise de l’activité ; cela alors même que le dernier passage de la Direction de FRALIB sur le site datait du 7 novembre 2011.
Cet argument invoqué par la Société FRALIB est d’autant plus fallacieux qu’à travers une lettre collective du 22 novembre 2011, les salariés et leurs représentants avaient indiqué très clairement qu’il n’y avait absolument aucune entrave à l’accès et à la libre circulation au sein de l’usine.
Et pour preuve, c’est que l’entreprise ETIC, chargée du contrôle des accès et de la sécurité par la Société FRALIB, a continué à assumer pleinement ses fonctions jusqu’à ce jour.
Les représentants du bureau VERITAS, chargés récemment d’une mission d’audit ont de la même façon pu la réaliser dans des conditions tout à fait normales.
Le Directeur du site lui-même accompagnait les Experts du bureau VERITAS à l’occasion de leur premier passage.
FRALIB se cache également derrière le prétexte fallacieux selon lequel les décisions de Justice rendues seraient bafouées, alors même qu’elle sait parfaitement que les salariés et leurs représentants les ont scrupuleusement respectées et qu’ils l’ont rappelé à travers leurs différents communiqués.
Dans la même logique, la Société FRALIB a entamé un audit visant selon elle à examiner « Un audit des travaux de maintenance et de nettoyage préalables à tout redémarrage »
Comme nous nous y attendions, et sans surprise, FRALIB annonce que les premières conclusions de cet audit démontrent que « des manquements graves en terme de suivi des règles élémentaires de sécurité (accès au site non contrôlé, dysfonctionnement général des alarmes anti-incendie, clé d’accès au bâtiment introuvables, un mauvais état général du site et la disparition de matériel »
Ces nouveaux arguments s’inscrivent dans toutes les autres tentatives pour s’opposer au redémarrage de l’usine.
Il faut rappeler que cet audit a été réalisé sans la participation, ni l’information, ni la consultation des membres du CHSCT, alors qu’ils sont principalement concernés par l’objet même de cet audit.
La Société FRALIB et le Groupe UNILEVER ont peut être oublié que l’une des autres conséquences de l’Arrêt rendu par la Cour d’Appel d’AIX EN PROVENCE était également que les institutions représentatives du personnel, qui n’avaient jamais disparu, doivent retrouver pleinement leur place au sein de l’entreprise.
La Société FRALIB et le Groupe UNILEVER se rappelleront bien évidemment de l’existence de ces institutions représentatives quand cela répondra à leurs intérêts, c’est-à-dire au moment où ils décideront peut être de reprendre la procédure d’information et de consultation sur le PSE.
FRALIB ne le dit pas encore aujourd’hui très clairement, mais le soutiendra certainement bientôt car personne n’est dupe, qu’elle ne peut redémarrer l’activité par manque d’agents de maîtrise.
Il faut rappeler que c’est elle-même qui a « encouragé » et « incité » financièrement leur départ, alors même que des procédures judicaires étaient encore en cours sur la validité du PSE et qu’aucune décision définitive de Justice n’était encore intervenue.
Les salariés et leurs représentants sauront le moment voulu s’opposer à cet argument inacceptable.
Toutes ces manoeuvres grossières n’altèreront d’aucune manière la détermination des salariés et de leurs représentants pour imposer le respect de la loi, exiger la reprise de l’activité sur le site, la préservation de leurs emplois et de l’outil industriel.
La Société FRALIB et le Groupe UNILEVER, enfermés dans leur seule logique de rentabilité de fermeture et de casse de l’emploi, seraient mieux inspirées de respecter la Loi, les décisions de Justice rendues, et d’agir pour le maintien et le développement de l’emploi et de l’activité de production de thé et d’infusions sur le site de Gémenos.
Gémenos, le 16 décembre 2011
DECLARATION CGT / CFE.CGC FRALIB GEMENOS
La direction de FRALIB et le groupe UNILEVER, sont venus très tôt ce matin, accompagnés cette fois d’une trentaine de garde du corps, véritable milice patronale.
Les salariés ont respecté scrupuleusement les décisions de justice, y compris la dernière, celle qui malheureusement, légitime la présence des gardes du corps armés à l’intérieur de l’usine.
Cette dernière décision de justice, pour laquelle nous avons fait appel, que nous pouvons que regretter, nous l’avons dénoncée dès le 25 octobre. Cette décision a donné la possibilité à la direction d’agir de la sorte, et de créer une situation de violence que les salariés ont subit ce matin.
Trois de nos camarades ont dû se rendre aux urgences, et 2 camarades (femmes) ont dû être transportés par les pompiers, victimes d’agression physique de la part de la milice mise en place par la direction.
Ce matin, nous avons atteint un sommet dans l’escalade de la violence et la provocation patronale, dont ils se sentent légitimés par cette décision de justice, afin de mettre en place leur milice à l’intérieur de l’usine. Après avoir donné les ordres, la direction a quitté les lieux.
Alors que la direction a motivé devant la justice la présence des gardes du corps armés uniquement pour sa protection physique, ce qui a été retenu par le juge pour justifier leur présence à l’intérieur du site.
Voilà qu’une fois la direction partie, pas moins de trente miliciens ont bloqué les accès de l’usine aux salariés et leurs représentants, les empêchant de rentrer.
La direction cherche par tous les moyens de créer les conditions pour faire sortir les salariés de l’usine, les coupant ainsi de leurs représentants, elle se présente entourée de gardes du corps provocateurs, huissier de justice, gendarmes, police municipale.
Les salariés de FRALIB avec leurs représentants ont repris leur place légitime dans l’entreprise. La milice a dû quitter les lieux mettant en échec cette nouvelle provocation patronale.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté, ce comportement scandaleux, d’une direction fascisante contre des femmes et des hommes qui ne demandent qu’une chose, TRAVAILLER.
Le gouvernement par son silence se rend complice de ces méthodes.
Les salariés de FRALIB sont en lutte depuis le 28 septembre 2010, contre la fermeture de leur usine, et pour le maintien de l’activité industrielle et des emplois. Il est urgent que les dirigeants de notre pays assument leurs responsabilités, fassent cesser ces méthodes indignes et organisent dans les plus brefs délais une table ronde nationale que nous demandons depuis plusieurs mois.
Gémenos Le 07 Novembre 2011
Nous avons pris connaissance de l’ordonnance rendue le 24 octobre 2011 par le TGI de Marseille suite à l’assignation par FRALIB de 26 salariés pour entrave à la liberté du travail et la libre circulation des biens et des personnes.
Cette décision est injuste et illustre une justice de classe. Aussi, avons-nous décidé de faire appel.
Une première ordonnance avait déjà été rendue dans ce sens le 28 septembre dernier et nous l’avons strictement respectée. Le Directeur de l’usine, accompagné de son Huissier de Justice, a été expressément invité à pénétrer en toute liberté dans l’usine, et à deux reprises en présence d’un Huissier que nous avions nous-mêmes mandaté pour établir des PV de constat, et en présence également d’éléments de la Gendarmerie Nationale qui lui ont proposé de l’accompagner dans l’enceinte de l’usine.
Toujours dans le strict respect de l’ordonnance rendue, nous nous sommes par contre opposés à ce que la dizaine de vigiles armés de cannes de combat qui accompagnaient le Directeur accèdent à l’usine. Aux termes de la première ordonnance rendue, il avait été ordonné l’«interdiction d’accès au site de toute personne porteuse de tout objet quel qu’il soit, qui serait susceptible d’être utilisé pour porter atteinte à l’intégrité physique ou morale et à la sécurité des personnes ». L’ordonnance qui vient d’être rendue « légitimise » ainsi l’accès à ces vigiles armés et la présence de milices privées à l’intérieur de l’entreprise.
Ce qui a été interdit dans la première ordonnance est aujourd’hui permis s’agissant des vigiles accompagnant le Directeur du site…
Devant cette dérive très grave et les conséquences qui peuvent en découler, chacun devra prendre ses responsabilités.
En second lieu, notre décision de faire appel se justifie par le fait que le jugement ne prend en compte que les éléments et arguments fallacieux avancés par la Direction de Fralib.
Alors qu’il ressortait des PV de constat effectués par l’Huissier de Justice que nous avons mandaté qu’à aucun moment les salariés ni leurs représentants ne détenaient les clés de l’usine, voilà qu’on nous présente comme les détenant. Cela est totalement faux, d’autant que ces clés n’existent pas, le portail étant automatique. De la même manière, alors que les agents de la Société ETIC, chargés de la surveillance et de la sécurité du site affirment clairement devant un Huissier de Justice qu’ils vaquent librement à leurs occupations, voilà qu’ils sont présentés comme…des otages des salariés, partant des seules constatations faites par l’Huissier de Justice mandaté par la Direction de Fralib.
Il ressort de l’ordonnance que n’ont été pris en compte que les éléments contenus dans les procès verbaux établis par l’Huissier mandaté par la Direction de Fralib. Pourquoi ceux établis par l’Huissier mandaté par les salariés et leurs représentants seraient-ils moins probants ?
Cette nouvelle procédure, initiée par la société Fralib et le groupe UNILEVER, est une nouvelle provocation. Elle est en droite ligne du mépris dont ils font preuve à l’égard des salariés et de leurs représentants.
Non contents de les avoir licenciés injustement, Fralib et Unilever n’hésitent pas aujourd’hui à les traîner régulièrement et injustement devant les tribunaux. Les salariés ont même été traités de « talibans » à l’occasion de l’une des audiences. Au lieu d’abuser de recours en justice, Unilever serait mieux inspiré d’accepter la tenue de la table ronde nationale revendiquée par les salariés.
La société Fralib et le groupe Unilever ont à ce jour investi 1,2 million d’euros en frais d’huissier à leur disposition quasiment en permanence et en vigiles. Ce montant est supérieur à celui qu’ils disent vouloir consacrer à la revitalisation du site qui n’est que de 977 000 euros.
Comme nous l’avons fait après la première ordonnance, nous appliquerons la seconde rendue tout en en faisant appel.
Au moment de finaliser la présente déclaration, nous venons d’apprendre avec indignation que la Direction de Fralib a procédé à d’importantes retenues sur la rémunération de plusieurs salariés, estimant qu’ils étaient en grève. Et ce alors même qu’il n’y a plus d’activité sur le site depuis plusieurs mois, sur décision de la société elle-même. Unilever, non content de jeter à la rue 182 salariés, veut les affamer.
Cette décision est absolument scandaleuse. Voilà le véritable visage de cette multinationale qui, malgré des bénéfices faramineux, ferme notre usine, nous licencie et plonge des mères et pères de famille dans la précarité et la misère.
Que le groupe Unilever et la société Fralib, ainsi que l’opinion publique, sachent que rien n’arrêtera notre détermination de maintenir notre activité industrielle de fabrication de thé et d’infusions sur le site de Gémenos, à préserver nos emplois et notre outil industriel et à faire avancer nos légitimes revendications et propositions économiques contenues dans notre solution alternative.
Gémenos, le 25 octobre 2011
CONTACT : TEL 04.42.32.53.23 FAX: 04.42.32.53.51
M. AFFAGARD.G : 06/46//43/50/61 (Gerard.Affagard@unilever.com)
M. CAZORLA.G: 06/88/58/61/27 (Gerard.Cazorla@unilever.com)
M. LEBERQUIER.
Depuis le 28 septembre 2010, Unilever a annoncé la fermeture du thé de l’Eléphant.
Depuis cette date, les salariés avec leurs organisations syndicales CGT et CFE/CGC, sont rentrés en résistance contre la multinationale et luttent pour le maintien de l’activité industrielle et des 182 emplois.
En assemblée générale, le 2 septembre 2011, les salariés licenciés ont décidé d’occuper l’usine ; ils restent mobilisés et déterminés pour la défense de notre outil industriel.
Avec l’ensemble des salariés, nous prenons toutes les dispositions pour le sauvegarder et faire aboutir nos légitimes revendications et propositions économiques contenues dans notre solution alternative.
Unilever tire un trait sur des salariés, ouvriers et techniciens qui ont acquis un savoir-faire et une qualification professionnelle permettant une qualité des produits reconnue. Ce potentiel humain est à sauvegarder.
Ces savoir-faire et qualifications sont un point d’appui essentiel pour développer une activité industrielle agroalimentaire dans la région de Provence.
Cette activité agroalimentaire participe à la vitalité économique du territoire et à la pérennité du lien social entre ses habitants et ceux qui y travaillent. Les savoir-faire et compétences des salariés du Thé de l’Eléphant ouvrent des perspectives de développement de cette activité industrielle et de reconquête de notre marché intérieur des thés et infusions. La stratégie d’Unilever, sur le site de Gémenos, a entraîné une augmentation très importante de la productivité au détriment des conditions de vie et de travail des salariés.
Les salaires ne représentent plus qu’une part infime du prix de revient de la boîte de thé, en faisant un site particulièrement rentable et ils veulent encore la réduire.
En 20 ans, la productivité et l’exploitation par salarié ont donc augmenté de 50 %.
Une productivité du travail qui fait que la masse salariale totale du site ne représente plus que 16 cts d’€ sur une boîte de 25 sachets de thé ou d’infusion vendue dans le commerce entre 1,80 € et 2,60 €.
Il faut défendre un outil de travail performant.
La technologie développée par Unilever des sachets Pyramides, en fait inutile et imposée aux consommateurs, est très coûteuse et se répercute sur le prix à la consommation tout en n’apportant rien en termes de qualité (voire moins) ou d’utilisation.
Le rapport qualité-prix y est donc défavorable, mais permet à Unilever de faire payer aux consommateurs une innovation marketing inutile et augmenter ainsi ses profits.
La remise en oeuvre dans notre projet de la technologie d’aromatisation naturelle, spécifique et exclusive que Gémenos détenait dans ses sachets double chambre en papier filtre permettra une diffusion aromatique plus naturelle, de meilleure qualité, et répondra aux attentes en assurant une haute qualité des produits et un prix accessible pour les consommateurs.
Installée depuis 119 ans en Provence, la marque Eléphant doit être défendue pour rester en France.
A Marseille puis à Gémenos, la marque « Eléphant » est connue et reconnue au niveau national.
Cette reconnaissance a mis en échec la tentative d’Unilever de faire disparaître notre marque traditionnelle et de faire de Lipton la seule marque de thé du groupe en France.
En misant tous les investissements technologiques et publicitaires sur les sachets Pyramides sous la marque Lipton, Unilever vise à rayer d’un trait de plume une tradition nationale.
La fermeture du site de Gémenos menacerait de disparition la marque « Eléphant », fleuron de l’industrie nationale agroalimentaire.
La marque « L’Eléphant » doit continuer à vivre avec le maintien de l’outil industriel.
Fralib est une entreprise de conditionnement à maintenir pour un marché national à développer.
Elle est la seule entreprise française de conditionnement de thé et d’infusions. Sa fermeture est d’autant plus injustifiée que la France est le premier marché pour Unilever en Europe continentale et que le groupe répond à près de 40 % de la consommation française.
Fermer le site de Gémenos pour délocaliser la production en Pologne et en Belgique revient à accepter la suppression de 182 emplois, l’arrêt total de la production de thé et d’infusions en sachets en France et donc la réimportation de ces produits de l’étranger et une nouvelle dégradation de la balance commerciale du pays.
C’est accepter également que le marché français soit approvisionné de l’extérieur et une destruction de l’outil industriel qui nous interdirait toute production nationale.
Le site de Gémenos doit poursuivre son activité de conditionnement de thé et d’infusions et se développer afin de protéger et reconquérir le marché national.
Le maintien du site de production de Gémenos doit être l’occasion de construire des relations nouvelles de coopération avec les pays en développement pour l’approvisionnement solidaire en matières premières.
Contrairement aux transnationales qui font peser un talon de fer sur ces pays les maintenant dans la pauvreté, cet approvisionnement doit se faire dans un esprit de solidarité et sur un pied d’égalité pour aider à leur développement économique et social.
Il doit également être l’occasion de relancer la production et l’approvisionnement locaux en herbes aromatiques pour la production et le conditionnement d’infusions sur le site de Gémenos.
La gestion de l’entreprise Fralib par Unilever a été déloyale, le transfert de production a commencé bien avant l’annonce de la fermeture et le désinvestissement sur le site a créé les conditions du désengagement du groupe.
La stratégie de la transnationale Unilever au service de ses actionnaires a abouti à des gains considérables de productivité du travail.
Tandis que la productivité augmentait de 50 % en vingt ans, le salarié qui était payé 46 % au-dessus du Smic en début de période, vingt ans après n’était plus payé que 3,5 % au-dessus du Smic.
Cette spirale de réduction de la masse salariale est une course à l’abîme Unilever, pille les travailleurs et de la nation. Ceci n’entraîne que misère, chômage.
De plus, ces gains de productivité n’ont pas bénéficié aux consommateurs qui n’ont pas vu les prix des produits baisser.
Il faut rompre avec cette logique. Les salariés du site sont disponibles pour s’approprier, sous une forme à définir collectivement et en concertation, leur outil de travail qu’ils connaissent parfaitement.
Ils sont les mieux à même de le faire fonctionner pour bénéficier des richesses créées par leur travail et répondre aux besoins des consommateurs en matière de qualité des produits.
Unilever doit financer le développement de l’usine de thé et d’infusions de Gémenos.
La réorganisation d’Unilever et l’installation de son centre opérationnel en Suisse lui permet de passer à travers la fiscalité française et ainsi de voler chaque année et en toute impunité prés de 67 millions d’euros à la collectivité nationale.
En acceptant la fuite fiscale, en laissant Unilever poursuivre la casse de l’emploi et les délocalisations en Belgique et en Pologne, en démultipliant les cadeaux au patronat, le gouvernement collabore à des politiques patronales de destruction du potentiel agroalimentaire national.
Au niveau mondial, sur 7 ans (2001-2007), 13,7 milliards d’euros de dividendes ont été versés aux actionnaires qu’ils ont empochés sans rien faire.
Unilever France a fait remonter 750 millions d’euros de dividendes en 2008, après 300 millions en 2007, à sa maison mère. Cette richesse largement distribuée aux actionnaires est le fruit de l’exploitation des salariés du groupe et donc des 182 salariés de Fralib à Gémenos. Unilever peut et doit financer le plan de relance du site pour maintenir l’emploi, la production et le conditionnement de thé et d’infusions de l’Eléphant à Gémenos.
Unilever doit financer le développement de l’usine de thé et d’infusions de Gémenos, le groupe doit financer la poursuite de l’activité nous exigeons qu’il verse 300 millions d’euros représentant, l’équivalent du détournement d’impôts réalisés en France depuis 2007.
La marque nationale et traditionnelle du Thé de L’Eléphant est la propriété des salariés et le symbole de toute l’usine, pour laquelle tant de travailleurs ont passé leur vie et donné leur sueur pour y faire sa notoriété.
L’Eléphant vivra ! Il doit être sauvegardé et rester propriété des salariés qui, par leur savoir-faire, ont su construire sa reconnaissance et la qualité de ses produits.
Cette marque qu’Unilever fera disparaître sans vergogne en faisant disparaître notre usine comme elle a déjà essayé de le faire il y a quelques années en arrière.
Cette marque qui fait la fierté des Marseillaises et des Marseillais parce qu’elle a depuis 119 ans été fabriquée à Marseille et dans sa région.
Cette marque est notre patrimoine et fait partie de notre l’histoire, elle doit rester notre propriété et celle des travailleurs. Aujourd’hui nous disons au groupe Unilever, tous ensemble : touche pas à l’Eléphant.
Les collectivités territoriales locales et les politiques s’engagent autour de nous ; un immense élan de solidarité se construit.
Nos familles et amis, la CGT, des partis de gauche, des associations, des citoyens en très grand nombre nous apportent leur contribution. Ce mouvement qui trouve échos dans les médias, nous conforte dans notre détermination.
Notre Comité National de soutien co-présidé par André Chassaigne, député communiste, s’élargit à de nombreuses personnalités et montre la portée de l’exigence simple de rendre « Fralib aux Fralibiens ».
De nombreux députés de toutes familles politiques relaient nos demandes. Parmi eux F. Hollande et M. Vauzelle se sont adressés aux ministres concernés pour la tenue d’une table ronde nationale sur nos objectifs économiques et sociaux.
Nos syndicats, comme eux, non pas eu la réponse voulue à notre demande d’une table ronde permettant de construire à partir de notre solution alternative.
Nos syndicats CGT et CGC vont engager de nouvelles démarches pour réaffirmer nos exigences d’une table ronde.
Cette solidarité s’est vue le 3 octobre « journée folle et grandiose » d’après un journaliste, et le 11 octobre en tête de la manifestation pour une autre répartition des richesses.
Face à ces forces qui se conjuguent, Unilever joue la provocation, soutenu en cela par une petite clique sarkozyste.
Mais ces forces, pouvoir et patronat doivent en tenir compte.
Nous continuerons ensemble à faire grandir ce
mouvement.
La tenue d’une véritable table ronde nationale, doit être mise en place pour discuter du plan de relance de l’activité.
Sur les bases de nos revendications économiques et sociales, cette table ronde est un moyen de reconstruire un avenir industriel et l’emploi à Gémenos.
Ceux qui tournent le dos à de telles perspectives assumeront leur responsabilité. Fralib, dont la gestion doit se faire en association avec les salariés et être souveraine, doit devenir « l’Entreprise provençale et nationale » de conditionnement de thé et d’infusion, répondant aux besoins des consommateurs de notre pays.
Au début de notre lutte le slogan était, L’Eléphant est Français en Provence il doit rester !
Aujourd’hui c’est devenu, L’Eléphant est Français en Provence il va rester !
Tous ensemble,
faisons que demain on puisse dire
L’Eléphant est Français, en Provence il est resté
La direction de FRALIB et le groupe UNILEVER continuent dans la provocation et dans les manoeuvres visant à jeter le discrédit sur les salariés en lutte et leurs représentants.
Dans une déclaration du 29 septembre dernier, les organisations syndicales, ont indiqué qu’elles entendaient appliquer strictement les termes de l’ordonnance rendue par le Président du Tribunal de Grande Instance de Marseille le 28 septembre.
La direction qui avait saisi la justice dans l’urgence et dans le cadre d’un référé d’heure à heure n’est revenue à l’usine que…. le 4 octobre au matin, soit 6 jours après que le jugement soit rendu. C’est dire son empressement à mettre fin au trouble dont elle se prévalait !
Le Directeur de l’usine s’est présenté accompagné de gardes du corps armés.Il lui a clairement été indiqué qu’il pouvait librement accéder au site.
Le personnel de la société prestataire ETIC en charge du gardiennage et du contrôle des accès est d’ailleurs à l’intérieur de l’usine et exerce son activité sans aucune difficulté.
Depuis le Directeur de l’usine est revenu à trois reprises, toujours accompagné de ses gardes du corps armés, et a refusé de pénétrer dans l’usine sans eux.
Le seul souci de cette direction est de provoquer les salariés, et de tenter de faire constater par un huissier qu’il y aurait une prétendue entrave alors que nous lui laissons le libre accès à l’usine dans le strict respect des termes de l’ordonnance rendue.
Nous lui avons également rappelé d’autres termes de l’ordonnance «interdiction d’accès au site de toute personne porteuse de tout objet quel qu’il soit, qui serait susceptible d’être utilisé pour porter atteinte à l’intégrité physique ou morale et à la sécurité des personnes ».
Nous ne tomberons pas dans la provocation ! Nous restons mobilisés et déterminés pour la défense de notre outil de travail. Avec l’ensemble des salariés, nous avons pris toutes les dispositions pour le sauvegarder. Nous veillerons au strict respect de l’ordonnance rendue, et au respect de nos légitimes revendications et propositions économiques contenues dans notre solution alternative.
Le groupe UNILEVER et la société FRALIB au lieu de se mettre autour de la table pour négocier et examiner sérieusement notre projet alternatif, préfère la provocation et l’envoi de gorilles armés face aux femmes et hommes en lutte pour la préservation de leur emploi et pour leur dignité.
Gémenos
Le 06 octobre 2011
Depuis 119 ans, thé et infusions « L’éléphant » sont produits à Gémenos. Le groupe UNILEVER, propriétaire, vient de fer-mer l’usine, mettant sur le carreau 182 sala-riés, condamnant 182 familles à vivre dans la difficulté.
La motivation d’UNILEVER :
Toujours plus de profits pour les ac-tionnaires,
sur le dos des salariés.
La direction avance des soucis de rentabilité, mais cherche en fait, à délocaliser la production. Comble de l’absurde, le thé vendu en France serait mainte-nant fabriqué en Pologne !
Ni dupes, ni résignés, les salariés mènent depuis un an, une lutte exemplaire pour le maintien de l’activité sur le site et la sauvegarde des emplois, et ne sont pas prêts de lâcher.
Début septembre, ils ont reçu leurs lettres de li-cenciement. Loin de baisser les bras, ils ont décidé à 98 % d’occuper l’usine et demandent à UNILE-VER de leur céder la marque et les moyens de pro-duction.
Un projet alternatif a été élaboré pour pour-suivre l’activité. Les salariés avec l’appui d’experts indépendants ont su démontrer la viabilité de ce projet.
Les FRALIB : UNE LUTTE EXEMPLAIRE
Cette lutte est exemplaire de par leur détermina-tion et par le symbole qu’elle devient pour tous les travailleurs. Ce qui arrive aux FRALIB n’est que la conséquence de la crise d’un système en faillite, qui crée toujours plus de chômage. Ce ne sont pas les salariés qui sont responsables de cet-te crise mais bel et bien l’avidité des grands groupes comme UNILEVER.
Partout dans le monde, les salariés sont victimes des coups qui pleuvent : mesures d’austérité, li-cenciements… L’Etat et l’UE qui, il y a peu de temps, voulaient « moraliser le capitalisme », doi-vent prendre leurs responsabilités.
Si UNILEVER veut partir de Gémenos, qu’il s’en ail-le ! Mais la marque emblématique « L’Eléphant » doit continuer à vivre. Les salariés de l’usine de Gémenos ne demandent qu’une chose : travailler.
Plus largement, c’est l’avenir industriel de notre territoire qui est en question. À quoi servent les grands discours de Sarkozy sur la ré-industrialisation de la France, si l’on n’empêche pas les multinationales de piller le savoir faire des sala-riés pour le plus grand profit des actionnaires et marchés financiers ?
Nous avons besoin de protections publiques pour les salariés d’ici et d’ailleurs ; besoin de lois contre les délocalisations et la mise en concurrence entre salariés du monde entier. La concurrence entre Français, Polonais et les peuples du Sud ne mènent à rien, sinon à la misère généralisée.
La lutte des Fralib a besoin de notre solidarité !
Leur victoire doit être la victoire du peuple contre les oligarchies financières pour qui la vie des femmes et des hommes, n’est qu’une marchandise comme une autre.
La lutte des FRALIB est bien plus qu’une lut-te : elle pose la question d’un choix de socié-té.
Parce qu’elles refusent que des grandes entreprises avides de profits continuent à détruire nos emplois, l’ensemble des forces politiques de gauche appelle à une grande mobilisation en soutien aux FRALIB.
rassemblons-nous pour affirmer
avec force que ” l’Eléphant ViVra ! “
MARDI 18 OCTOBRE 17H30: RASSEMBLEMENT et MANIFESTATION
départ : usine historique bd Camille Flammarion (4e)
18h30: MEETING UNITAIRE de
SOLIDARITÉ aux MOBILES
La direction poursuit son travail de destruction sociale et industrielle. Elle met sur la table quelques euros de plus pour, dit-elle, « tourner la page ».
Elle se moque éperdument de l’avenir des salariés. Le chômage, la précarité, la misère, la galère, elle s’en contrebalance. Un seul objectif pour elle, « vider les lieux ». Pour cela, diviser les salariés.
Nous refusons ce scénario de mort. Nous continuons le combat pour nos emplois et notre solution alternative.
Nous exigeons de Fralib et du groupe UNILEVER les moyens pour préserver l’activité industrielle et sauvegarder l’emploi :
Qu’il cède la marque ELEPHANT et l’outil industriel pour l’Euro symbolique.
Qu’il assure la commercialisation et la fourniture des matières premières pendant un nombre d’années suffisant à la constitution de notre propre circuit de commercialisation et d’achat de matières premières, qui nous permettra de constituer une entreprise souveraine.
Pour relancer l’activité, nous exigeons la somme de 300 millions d’euros représentant :
L’équivalent du détournement d’impôts réalisés en France depuis 2007.
L’équivalent de 2 années de chiffre d’affaires reconstitué de Fralib.
Cette somme intègrera l’indemnité de préjudice moral subi par les salariés et leur famille du fait de la casse organisée de l’usine par le groupe Unilever.
Le collectif des salariés se chargera de déterminer son montant et sa redistribution dès la reprise de l’activité issue de la solution alternative à la fermeture de l’usine.
Il ne s’agit là que d’une toute petite partie de la fortune emmagasinée par les actionnaires, depuis des décennies, sur le dos des travailleurs !
Je soussigné ………………………………….. salarié de FRALIB dont la direction veut se débarrasser au plus vite, remet ce jour ce document à l’intention de la direction de FRALIB et du groupe UNILEVER.
Gémenos le
SIGNATURE
Fermeture de l’usine Fralib (Unilever): des salariés occupent l’usine
(AFP) – Il y a 10 heures
MARSEILLE — Des salariés de Fralib (Unilever) occupent depuis vendredi après-midi leur usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône), dont la fermeture a été annoncée et le plan de sauvegarde de l’emploi validé le 21 juillet par la justice marseillaise, ont indiqué la direction et les salariés occupant les lieux.
La direction ayant “procédé au licenciement de 134 salariés depuis mercredi 31 août” et puisqu’elle “a affiché son intention de démantèlement de notre usine”, “une centaine de salariés de Fralib réunis aujourd’hui en assemblée générale ont décidé l’occupation de l’usine tant que notre projet alternatif ne sera pas appliqué”, a indiqué par téléphone à l’AFP Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE de Fralib faisant parti des occupants de l’usine. Des rotations pour assurer une présence 24H/24 vont être organisées, a-t-il dit.
Les salariés menacés se battent pour pérenniser le site et réclament que la marque Elephant, les machines et le savoir-faire leur soient cédés.
Pour la direction, il s’agit “d’un groupuscule d’environ 20 personnes” sur les 182 salariés du site, qui ont fermé les grilles de l’usine en début d’après-midi, empêchant les autres salariés, les prestataires et la direction de pénétrer dans l’enceinte du site.
“Cela représente à peine 10% des effectifs sachant qu’il y avait des gens qui ne sont pas du personnel, alors qu’aujourd’hui 57 personnes, soit plus de 30 % des effectifs ont déjà manifesté leur volonté de débuter leur congé de reclassement et 17 autres ont déjà retrouvé un emploi”, a indiqué à l’AFP Sophie Jayet, directrice de la communication de Fralib.
Le géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques veut fermer l’usine de Gémenos, la seule en France à fabriquer les thés Lipton et infusions Eléphant, au motif d’une compétitivité insuffisante.
La cour d’appel d’Aix doit se prononcer le 19 octobre sur un jugement du tribunal administratif de Marseille qui a validé en juillet le plan de sauvegarde de l’emploi proposé par Unilever pour fermer Fralib.
Depuis l’annonce, le 28 septembre 2010 par le groupe Unilever, du projet de fermeture de Fralib à Gémenos (Bouches du Rhône), seule usine de conditionnement de thé et d’infusions du groupe en France, les élus CGT et CGC du Comité d’entreprise avec les salariés s’opposent à ce projet de cessation de l’activité, sa délocalisation en Belgique et en Pologne, et la suppression de 182 emplois.
Toutes les études du cabinet d’expertise comptable du Comité d’entreprise démontrent la profitabilité de Fralib avant que cette dernière ne subisse une contraction voulue de son activité. Cette contraction a été volontairement organisée en 2007 par le groupe avec la mise en place d’une chaîne logistique USCC (Unilever Supply Chain Company) domiciliée en Suisse pour des raisons fiscales. Cette nouvelle organisation a transformé Fralib en centre de coût. Les profits issus de l’activité de Fralib sont confisqués par l’USCC et échappent de fait à la fiscalité française.
Depuis cette annonce, nous prenons toutes les initiatives, sur le terrain juridique et auprès des consommateurs, pour mettre en échec ce projet de fermeture. Le groupe Unilever, parmi les premiers mondiaux, fait des profits considérables. La fermeture du site et le licenciement de 182 salariés, sans compter les emplois induits, sont injustifiés et injustifiables.
Nous élaborons une solution alternative à cette fermeture pour que la production et le conditionnement de thé et d’infusions restent à Gémenos, que la marque « Thé de l’Eléphant », implantée depuis 119 ans en Provence, poursuive son activité et permette le maintien des 182 emplois. Cette proposition a reçu le soutien du Comité de groupe européen, du Conseil Régional de PACA, du Conseil Général des Bouches du Rhône,…. Les premiers éléments de cette proposition confirment nos appréciations quant à la possibilité réelle du maintien de l’activité et des 182 emplois.
Monsieur le Député, les salariés de Fralib se battent tous les jours depuis 12 mois, avec conviction et détermination pour que reste à Gémenos l’activité industrielle de production et de conditionnement de thé et d’infusions, portée par une marque plus que centenaire,UD CGT d provençale et populaire, synonyme de qualité, « Le Thé de l’Eléphant ».
Nous vous demandons d’interpeller le gouvernement sur ce projet scandaleux de fermeture. Nous vous demandons d’exercer toutes les pressions pour obliger le groupe Unilever à négocier une reprise de l’activité sur la base des exigences syndicales des salariés et de leurs représentants.
Dans l’attente de votre soutien actif pour la défense de notre potentiel industriel national et de nos emplois, recevez, Monsieur le Député, l’expression de nos salutations distinguées.
Syndicat CGT FRALIB Gémenos Olivier LEBERQUIER
UD CGT des Bouches du Rhône Mireille CHESSA
FNAF CGT secrétaire Général Jean Luc BINDEL
Il a débouté le Comité d’entreprise de ses demandes d’annulation de la procédure d’information et de
consultation et du Plan de Sauvegarde de l’Emploi.
Cette décision est critiquable dans la mesure où elle n’apporte pas de réponse précise aux critiques fondées
que nous avons formulées. Nous continuons de penser que la procédure d’information et de consultation du Comité d’Entreprise n’est pas une simple formalité et que les représentants des salariés doivent disposer d’informations précises leur permettant de se prononcer valablement et en toute connaissance de cause.
Nous avons donc d’ores et déjà décidé de faire appel de cette décision.
Cette décision ne constitue, en rien, un démenti aux affirmations des organisations syndicales quant à la
rentabilité, et à l’efficacité économique de notre site.
Elle n’entrave pas non plus la poursuite de notre lutte et notre détermination pour le maintien de l’activité
industrielle et la préservation de nos emplois.
L’action juridique n’est qu’un volet de notre lutte et un moyen de plus pour imposer le maintien d’une
activité industrielle sur le site et des emplois.
Une autre partie de notre activité consiste à démontrer, de manière irréfutable, que la décision
d’UNILEVER de fermer notre site est un véritable scandale, que les conditions existent pour
poursuivre une activité, et maintenir l’emploi pour les 180 familles.
Nous avons, pour cela, avec le soutien des collectivités territoriales, initié une étude économique sur une
solution alternatif afin d’évaluer précisément les conditions de sa rentabilité.
Un rapport d’étape a été remis par l’expert chargé de cette étude et sur lequel nous souhaitons pouvoir, avec les
collectivités territoriales engagées à nos cotés, communiquer par voix de presse dès le début de la semaine prochaine.
Ce matin, par une note, la direction de Fralib a invité les salariés à prendre « sereinement »
leurs vacances pendant les 3 semaines à venir.
En assemblée générale, avec une grande majorité des salariés nous avons décidé de rester vigilants et
mobilisés.
Nous avons pris les dispositions d’organisation afin de mettre « notre » usine sous surveillance.
Nous ne sommes pas dupes s’agissant des buts recherchés par la direction à travers cette
communication et visant à nous éloigner du site, et à altérer notre vigilance et notre détermination.
Vous l’aurez compris, nous ne lâchons rien et nous continuons à lutter toujours avec la même détermination et
la même volonté : contre la fermeture de l’usine, pour le maintien de
l’emploi et la poursuite de l’activité.
Encore et toujours :
continuons le
Boycott de LIPTON
NOUS NE LAISSERONS PAS PARTIR LE THE DE L’ELEPHANT DE
PROVENCE
Hasta la victoria siempre !