mardi 15 septembre 2009
Presque onze mois de combat pour en arriver là. Les représentants des salariés de l’usine de connectique automobile Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) sont ressortis presque bredouilles de la rencontre avec un repreneur, qui avait lieu hier à Bercy sous la houlette du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi. « Le fonds d’investissement HIG propose une reprise partielle pour seulement 15 salariés. Ils produiraient des produits de fin de vie qui, par définition, sont voués à disparaître », a déploré Denis Parise. Le secrétaire (CGT) du comité d’entreprise affirme que « Molex Inc. ne garantit de son côté que deux millions d’euros de chiffres d’affaires annuel pendant deux ans, à marge négative. » Autrement dit, un embryon de production qui ne dégagerait pas de bénéfices.
D’après Christian Estrosi, la reprise pourrait s’étendre à 50 ou 60 salariés d’ici à la fin 2010, mais sur ce point, les syndicats affirment n’avoir aucune garantie. « Le pire, c’est que cette proposition est l’objet d’un chantage de la direction, poursuit Denis Parise. Soit nous l’acceptons soit Molex Inc. s’en va sans même honorer ses engagements sur le PSE. » Un accord entre HIG et Molex, qui s’est déclaré prêt à céder le site pour un euro symbolique, pourrait être conclu « dans les jours qui viennent », selon le ministre de l’Industrie.
C’est une véritable course contre la montre à laquelle se livrent depuis plusieurs semaines les salariés, le gouvernement et la direction de Molex. Le groupe américain essayait de passer en force pour boucler la procédure, tandis que le gouvernement tentait d’imposer un repreneur. Molex a accepté plusieurs fois de rencontrer des « sociétés susceptibles de réindustrialiser le site », qui emploie 283 salariés. Mais la société n’avait en fait aucune envie de céder le coeur de son activité. Sa tactique, simple et cruelle, est celle de la terre brûlée : après s’être accaparé la clientèle (PSA et Renault), les machines et les savoir-faire (qu’elle a dupliqués aux États-Unis), Molex Inc. ne veut pas se créer de concurrent en soutenant l’implantation d’une autre entreprise à Villemur-sur-Tarn. Les dirigeants de l’entreprise ont ainsi interrompu, le 4 août et le 2 septembre, des discussions avec un premier interlocuteur en avançant comme justification que « la société identifiée par le gouvernement français ne semblait pas avoir de business plan ». Une attitude qui avait suscité la réprobation du ministre. Christian Estrosi, soulignant la mauvaise foi de l’entreprise, avait alors évoqué un possible boycott des produits Molex.
Ces menaces verbales ont fait long feu. « Le gouvernement nous avait dit qu’il garantirait un repreneur, mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de la reprise de seulement 15 salariés », affirme Denis Parise. Ce matin, les Molex se réuniront en AG. Ensuite, lors d’une réunion du comité d’entreprise (CE), un rapport du cabinet d’experts mandaté par les syndicats sera présenté. À l’instar du rapport publié en avril, il devrait conclure que le site est rentable. Contrairement à ce qu’avance la direction depuis le début.
Presque onze mois de combat pour en arriver là. Les représentants des salariés de l’usine de connectique automobile Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) sont ressortis presque bredouilles de la rencontre avec un repreneur, qui avait lieu hier à Bercy sous la houlette du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi. « Le fonds d’investissement HIG propose une reprise partielle pour seulement 15 salariés. Ils produiraient des produits de fin de vie qui, par définition, sont voués à disparaître », a déploré Denis Parise. Le secrétaire (CGT) du comité d’entreprise affirme que « Molex Inc. ne garantit de son côté que deux millions d’euros de chiffres d’affaires annuel pendant deux ans, à marge négative. » Autrement dit, un embryon de production qui ne dégagerait pas de bénéfices.
D’après Christian Estrosi, la reprise pourrait s’étendre à 50 ou 60 salariés d’ici à la fin 2010, mais sur ce point, les syndicats affirment n’avoir aucune garantie. « Le pire, c’est que cette proposition est l’objet d’un chantage de la direction, poursuit Denis Parise. Soit nous l’acceptons soit Molex Inc. s’en va sans même honorer ses engagements sur le PSE. » Un accord entre HIG et Molex, qui s’est déclaré prêt à céder le site pour un euro symbolique, pourrait être conclu « dans les jours qui viennent », selon le ministre de l’Industrie.
C’est une véritable course contre la montre à laquelle se livrent depuis plusieurs semaines les salariés, le gouvernement et la direction de Molex. Le groupe américain essayait de passer en force pour boucler la procédure, tandis que le gouvernement tentait d’imposer un repreneur. Molex a accepté plusieurs fois de rencontrer des « sociétés susceptibles de réindustrialiser le site », qui emploie 283 salariés. Mais la société n’avait en fait aucune envie de céder le coeur de son activité. Sa tactique, simple et cruelle, est celle de la terre brûlée : après s’être accaparé la clientèle (PSA et Renault), les machines et les savoir-faire (qu’elle a dupliqués aux États-Unis), Molex Inc. ne veut pas se créer de concurrent en soutenant l’implantation d’une autre entreprise à Villemur-sur-Tarn. Les dirigeants de l’entreprise ont ainsi interrompu, le 4 août et le 2 septembre, des discussions avec un premier interlocuteur en avançant comme justification que « la société identifiée par le gouvernement français ne semblait pas avoir de business plan ». Une attitude qui avait suscité la réprobation du ministre. Christian Estrosi, soulignant la mauvaise foi de l’entreprise, avait alors évoqué un possible boycott des produits Molex.
Ces menaces verbales ont fait long feu. « Le gouvernement nous avait dit qu’il garantirait un repreneur, mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de la reprise de seulement 15 salariés », affirme Denis Parise. Ce matin, les Molex se réuniront en AG. Ensuite, lors d’une réunion du comité d’entreprise (CE), un rapport du cabinet d’experts mandaté par les syndicats sera présenté. À l’instar du rapport publié en avril, il devrait conclure que le site est rentable. Contrairement à ce qu’avance la direction depuis le début.
Les Molex de Villemur/Tarn (Haute-Garonne) sont en lutte depuis le 23 Octobre 2008. Les Molex refusent la fermeture de l’usine de Villemur et se battent pour la sauvegarde de leurs emplois.
Ils ont engagés un bras de fer depuis plus de 10 mois contre la direction Américaine du groupe qui souhaite en finir au plus vite avec le site de Villemur/Tarn tout en méprisant l’ensemble des salariés ainsi que le droit social et la législation Française.
Après plus d’un mois de grève au mois de Juillet, les salariés ont voté la reprise du travail le 06 Aout dernier.
Mais malgré une ordonnance du juge des référés du TGI de Toulouse en date du 11 Aout 2009 qui refuse à la direction de Molex la demande de fermeture provisoire du site, site que cette direction a fermé en toute illégalité le 06 Aout 2009 en invoquant des problèmes de sécurité, les salariés sont toujours “séquestrés” dehors et ne peuvent pas reprendre le travail depuis presque 1 mois !
C’est la 3eme décision de justice que la direction de Molex ne respecte pas, et tout cela en toute impunité sans que personne n’intervienne pour que la loi soit respecté !
Aujourd’hui, la direction refuse de payer les salaires depuis le 6 Août, date de la reprise du travail votée par les salariés.
Elle refuse également de payer les congés payés, congés payés pourtant validés par la Direction au mois de Juin !
Le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, a déclaré le 13 Aout dernier « donner la priorité absolue au dialogue entre toutes les parties, le refus inconditionnel de toute violence et le respect non négociable du droit social français ».
Christian Estrosi a lui aussi déclaré le 25 Aout dans la presse : «En droit, ces salaires sont dus»
Les salariés et leurs organisations syndicales ne comprennent pas, suite à ces déclarations, pourquoi ils sont obligés de subir la violence que constitue envers eux et leur famille le non paiement des salaires, et pourquoi, dans le cadre de la médiation initiée par le gouvernement, c’est le code du travail qui est négociée par la Direction.
Les salariés et leurs organisations syndicales ne comprennent pas pourquoi l’Etat, le gouvernement et leurs services sont impuissants, face à une entreprise Américaine, à faire respecter les lois de la République.
Un appel aux dons est donc lancé à travers une association de soutien crée à l’initiative des salariés, des habitants de la commune de Villemur/Tarn, du Maire et de la paroisse, pour aider les salariés en difficulté à pouvoir combler les pertes de salaire engendrés par le mouvement de grève, mais surtout pour aider les salariés qui voient le paiement de leur salaire refusé par la direction qui nous prend en otage en s’asseyant sur la législation Française.
La décision de reprendre le travail a été votée à l’unanimité le 06 Aout dernier, la méthode de la direction Molex s’apparente à un “lock-out”, une pratique interdite en France depuis de nombreuses années !
C’est pour cela que les salariés ont besoin de vous, il y a des familles entière qui se retrouve aujourd’hui en très grande difficulté en cette période de rentrée scolaire et de paiement d’impôts sur le revenu.