La CGT de TDF, principal diffuseur de télévision en France, a appelé mercredi les salariés à une grève pour une durée “indéterminée”, réclamant l’annulation du projet de 550 suppressions de postes annoncé en juin par la direction.
La CGT, deuxième syndicat de TDF, réclame “zéro suppression d’emploi, zéro mobilité géographique forcée, aucune dégradation des conditions de travail et la négociation d’une véritable GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) débarrassée du plan de départs volontaires”, explique-t-elle dans un communiqué.
Selon Bruno Rabardel, délégué CGT, les autres syndicats (CFDT, CGC, FO et CFTC) pourraient déposer un appel à la grève à partir de lundi. Le mouvement ne devrait pas avoir d’impact sur la diffusion, a-t-il précisé.
La direction de TDF a annoncé le 12 juin un “projet de transformation” lié à la fin de la diffusion de la télévision analogique et au basculement vers le tout numérique, prévu fin 2011. 550 emplois “maximum” doivent être supprimés, sans plan social – 600 en comptant les temps partiels – sur un total de 2.400, dans le cadre notamment d’une GPEC.
Les syndicats, qui soulignent que TDF a déjà perdu 900 emplois depuis 2001, récusent les transformations industrielles invoquées par la direction et dénoncent un plan “purement financier”, lié au rachat de TDF par endettement (“leverage buy-out”, LBO) et à sa dette “colossale”.
Hier 30 juin lors de la reprise du CCE interrompu par la colère des
salariés le 23 juin, la direction à repris la présentation du plan
BABIN (mise place du projet « CapNumérique » et suppression de
550 ETP) comme si rien ne s’était passé.
Ce n’est pas acceptable !
En effet, la direction, indifférente, continue ses commissions de
réflexion sur ce projet tout l’été. De plus, elle impose sciemment
aux organisations intersyndicales un calendrier des négociations
infernal qui, pratiquement, ne permet pas de réelles concertations.
Finalement, qu’est-ce qui est gelé ?
Nous rappelons que nous voulions avant toutes discussions des
informations sur la structure actionnariale de TDF, des précisions
sur les comptes de TDF et la preuve que la direction a déjà étudié
des pistes alternatives aux suppressions d’emploi.
Aussi, Le syndicat CGT de TDF réaffirme son opposition au plan
BABIN et demande la tenue d’une large réunion intersyndicale
(Paris + Régions) dès la semaine prochaine afin de décider du
comportement à adopter face au mépris de notre direction.
_RESTONS MOBILISE !_
– Pour information,
le 12 juin 2009 lors d’un CCE extraordinaire, la direction de TDF a présenté le projet “Cap Numérique” et a annoncé son plan de suppression de 550 ETP (équivalents temps plein) 1/4 de l’effectif dans 1 délai annoncé de 12 à 18 mois !
Raisons invoquées de cette casse sociale :
arrêt de l’analogique et décalage dans le temps des Relais de croissance (RC TNT et TMP principalement) !
Tout ceci est un prétexte ! En 10 ans le nombre de salariés est passé de plus de 3900 à moins de 2400 pour anticiper l’arrêt de l’analogique connu depuis fort longtemps.
Le seul but de ce plan est de parvenir à rembourser à très court terme la dette exorbitante contractée par les actionnaires lors du second LBO (fin 2006).
Notre entreprise historique de diffusion des médias issue de l’ORTF, suite à ce second LBO et 2ème holding “TYROL ACQUISITION 2 SAS) est aujourd’hui aux mains financières notamment américaines TPG (Texas Pacifique Group) : 42 %, anglaises “CHATERHOUSE” : 14 %, et françaises “AXA Private Equity” : 18 % et CDC (Caisse et dépôt et consignation) : 24 %. !
Pour mémoire, TDF ex TELEDIFFUSION DE FRANCE (ex filiale à 100% du groupe FRANCE TELECOM l.
La variable d’ajustement est encore et toujours la masse salariale ! Ce n’est pas acceptable !
Le processus GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des compétences) en cours ne peut pas se dérouler de façon correcte et sereine si la direction en a déjà fixé le cadre et l’issue de façon unilatérale.
C’est pourquoi, l’intersyndicale (CGT CFDT FO CGC et CFTC) appelle à poursuivre la grève et à se constituer en AG afin de demander le retrait officiel de l’annonce des 550 suppressions d’emplois EPT (Emploi Plein Temps), soit 25 % de l’effectif actuel (environ 600 emplois en tenant compte des emplois à temps partiel).
Un salarié sur quatre va être licencié ou en “départ volontaire” comme ils disent.
Nous sommes en grève depuis le lundi 22 juin 2009, les médias restent très discrets sur cette décapitation de notre entreprise malgré les manifestations dans toute la France et les différents messages que nos organisations syndicales leur ont adressé.
La DRH de TDF à nommé ce cauchemar “Cap Numérique” en prétextant que l’arrêt des émissions télévisuelles hertziennes pour 2011, mais en oubliant de nous parler des taux de profits à deux chiffres des fonds de pensions américains à qui on a vendu cette entreprise issue de l’ORTF, dont le patrimoine avait été financé par les impôts des Français.
