Déclaration de Jean-Marc Coppola, président du groupe communiste et partenaires
La direction de l’UNM – réparation navale sur le port de Marseille – a engagé une procédure de licenciement à l’encontre de sept salariés pour fait de grève. Ces travailleurs ont saisi le tribunal des prud’hommes qui se réunira le 12 mars.
Aujourd’hui la direction cherche à faire pression sur la justice et le droit français, en menaçant de quitter le port de Marseille si les licenciements ne sont pas effectifs.
C’est inadmissible et les pouvoirs publics, le Préfet et les collectivités territoriales qui ont investi dans cette entreprise pour qu’elle redémarre et qu’elle se développe, ne peuvent rester les bras croisés devant cet odieux chantage.
Le groupe Boluda a installé une société à Marseille du fait de la qualification des personnels de la réparation navale (salariés de l’ex-CMR), du fait de l’environnement favorable avec l’outillage du Port de Marseille, avec des services publics de qualité. Il doit respecter le droit français, y compris le droit d’expression et d’action collective des salariés.
Dans une période de crise aussi profonde, au moment où les chiffres du chômage montrent une progression vertigineuse dans notre pays, dans notre Région, personne ne comprendrait la position de cette entreprise, qui a bénéficié de subventions publiques, de partir alors que les besoins en réparation navale demeurent importants.
Je saisis le Président de la Région, Michel Vauzelle, pour qu’ensemble nous interpellions les différents responsables, acteurs politiques et économiques de Marseille et des Bouches du Rhône, ainsi que le Premier ministre afin de retrouver de la sérénité dans un dossier qui n’aurait jamais dû prendre cette tournure et ainsi créer les conditions d’abandon des poursuites à l’encontre de tous les salariés concernés dans cette société.
Marseille, le 26 février 2009


